20.02.2012

Para-poux et Marie-Rose...

Mes enfants, on nous signale une recrudescence de parasites cette saison, alors protégez-vous, c'est un conseil!

"Quoi, quoi? De quoi elle nous cause, Mémé Sydcar? Elle a pété une durite et ça commence à fuir grave, là..."

Rassurez-vous, Mémé va très bien, bande de petits malpolis, mais Mémé vous parle de parasitisme... de parasitisme de projet! Alors, oui, on sait bien que tout le monde doit manger, que les budgets culturels se serrent et les ceintures aussi, mais faut pas pousser: si on se laisse faire, les compagnies devront bientôt remercier d'avoir le droit de travailler pour rien! Déjà le troisième cas qui nous est signalé parmi nos adhérents en  Poitou-Charente. Trois compagnies qui sont touchées par ce fléau, avec plus ou moins de conséquences: l'une est finalement presque soulagée de ne pas avoir à réaliser un spectacle qui promettait beaucoup de galères mais peu d'argent (mais regrette que son idée soit mal copiée à bas prix comme un vulgaire sac Vuitton), la deuxième a été sérieusement mise en danger (lire cette histoire ici), et la troisième tellement prise à la gorge qu'elle en est bleue (Sud-Ouest en parle assez mal ici mais vous saurez de quoi il s'agit)

Alors, les compagnies, tirez-en les conséquences pour vous-mêmes: PROTEGEZ-VOUS ! Inutile de sortir la Marie-Rose, avec ce genre de parasites c'est totalement inefficace. Non, ce que vous recommande Mémé, c'est pas d'user du Para-Poux, c'est d'oser la parano (mais comme nous l'apprend Woody Allen, "même les paranoïaques ont des ennemis...") et de prendre les devants pour éviter les déconvenues. Si vous construisez un projet, un concept, avec tel ou tel partenaire (ville, diffuseur, stucture socio-culturelle), dès que le bébé  prend forme, il faut commencer par vous envoyer à vous-même un courrier recommandé contenant le résultat de votre travail, texte, photos, croquis, etc... Alors, très important : vous n'ouvrez pas ce courrier! De cette façon, en cas de litige, la date du recommandé fera foi sur le bureau du juge.

Bien entendu cela ne vous empêche pas de déposer la création finalisée à la SACD, ni de faire reconnaitre le travail de l'auteur en le rémunérant en tant que tel à l'AGESSA...

Et si vous vous protégez, faites-le savoir subtilement à vos partenaires, ça leur évitera peut-être la tentation de plonger les doigts dans le pot de confiture! Parce que, quand il faut en arriver à plaider, on sait bien que les compagnies n'ont pas grand'chose à y gagner ("...fors l'honneur!"), puisque les partenaires régionnaux potentiels ne sont pas en concurrence face aux compagnies demandeuses, et qu'il leur est facile de blacklister les récalcitrants...  Oh, ce que Mémé est mauvaise langue!

Voilà, mes petits choux, j'espère que ça vous sera utile... Et si j'en vois encore un qui se gratte, j'y fiche une calotte!


25.01.2012

Bientôt la Sainte-Paye!

Oui, c'est sûr, comme nous sommes de belles âmes généreuses, on aimerait tous payer tout le monde au minimum 1700 roros par mois, mais c'est malheureusement pas pour tout de suite...
Alors en attendant, si par hasard il y avait quand même un ou deux smicards dans votre liste de salariés, faudra penser à revaloriser ce mois-ci:

A compter du 1er janvier 2012, le montant du salaire minimum de croissance est passé à 9,22 € de l'heure (1 398,37 € brut mensuel - sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires soit 151,67 heures par mois).Pour mémoire, au 1er décembre 2011, le montant du salaire minimum de croissance était de 9,19 € de l'heure.

24.01.2012

Faites donc des drôles, tiens...

 

Alors là, c'est une jolie histoire... enfin, au début.

C'est l'histoire d'une petite nana, toute pimpante, toute charmante, l'administratrice d'une compagnie d'ici, disons la Compagnie du Bal-à-Jo.

Elle assure drôlement à son poste (et pas parce qu'elle est pimpante et charmante, les gars, je vous entend penser, mais parce qu'elle est COMPETENTE) . Elle a pu évoluer dans son métier, apprendre tout plein de trucs utiles, connaître le « paysage culturel » comme ils disent, puisque ça fait plusieurs années qu'elle occupe ce poste. Merci à notre bonne Fée-Marraine, la Région, qui accorde au Bal-à-Jo une aide à l'emploi .

Mais Aïe donc ! A force d'être pimpante et charmante, voilà-t-il pas qu'il prend à son mari l'idée aussi sotte que grenue de lui faire des gosses, à notre petite nana !

Et pas un ! Pas deux ! Mais trois ! (Non mais pas d'un coup, quand même, faut pas pousser!)

Alors, bon, la petite nana prend son congé-mat', comme tout le monde, et le Bal-à-Jo recrute une remplaçante en CDD.

Jusque-là tout va bien.

Seulement, et ça, c'est Mémé-Sydcar qui vous le dit, trois petits drôles à élever, c'est pas une sinécure, et la petite nana, au bout de ses vingt-six semaines de congé légal, elle est quand même un peu sur les rotules. En plus, les mouflets, on a beau dire, une fois qu'ils sont là, on s'attache, quoi ! Si bien qu'elle demande à reprendre son poste, parce qu'elle aime aussi son boulot et qu'elle n'est pas une héritière, mais seulement à mi-temps.

Le Bal-à-Jo, pas chien, dit :  « okay, no problemo p'tite nana, on va répartir le travail entre toi et ta remplaçante, qui est d'accord et qui a eu le temps de connaître le job, et roule ma poule ! »

Et c'est là que, SHAZAMMM, la Fée-Marraine se transforme en sorcière à nez crochu et dents vertes :  -Pas question, niârk-niârk, de continuer à vous verser une aide à l'emploi à taux plein ! Pour un mi-temps, vous aurez la moitié!- Mais enfin, Bonne Fée, Gentille Fée, Jolie Fée (le Bal-à-Jo tentait désespérément la basse flagornerie...), le travail est le même, la charge de salaire est la même, si vous diminuez votre aide, on ne va pas y arriver !- M'en fous, niârk-niârk, des emplois morcelés, moi, j'en veux pas ! - Mais c'est pas nous, ô adorable fée digne des plus grands honneurs (là vraiment, ils exagèrent, au Bal-à-Jo!), c'est notre salariée qui veut élever ses drôles, on va quand même pas la licencier ? -Veux pas l'savoir, demerden Sie sich... NIÂRK-NIÂRK-NIÂRK-NIÂRK...